In Memoriam Khan

Après une dure et longue lutte contre la maladie, Khan, mon fidèle et exceptionnel compagnon de plus de dix ans s'est éteint ce matin 24 avril dans mes bras alors que nous nous apprêtions à le mener chez le vétérinaire dans un espoir ultime de le sauver. Khan qui me connaissait plus que quiconque a refusé de m'imposer la décision de mettre fin à ses jours.

Khan, depuis plus de dix ans tu étais mon compagnon, mon protecteur, mon confident et aussi mon assistant.
On a passé ensemble les dures épreuves et toujours tu m'as appuyé et remonté chaque fois le moral.
Tu es en grande partie responsable de mon succès.

Tout le monde se souviendra de toi.
Ton petit frère Thör, qui en si peu de temps a tellement appris de toi
manquera beaucoup de ta présence et de ta sagesse.

À moi Khan tu m'as tellement appris sur les tiens que jamais sans toi je n'aurai pu aider tant de chiens.

La douleur qui m'habite présentement est inimaginable mais je sais que ta douleur à toi est terminée.
Tu peux maintenant te reposer mon petit.

Va retrouver Nanouk et Zeus qui s'occuperont de toi.
Ils sont déjà depuis longtemps à aider les chiens du paradis.
Et avec eux veille sur moi et sur Thör,
et sur tous les autres chiens qui n'ont pas la chance d'avoir été aimé comme toi.

Khan, tu me manqueras toute ma vie.

Je t'aime

de ton père Sylvain

Le pont de l'Arc-en-Ciel

Entre la terre et le paradis, se dresse le pont de l'Arc-en-ciel. Un animal qui meurt se retrouve au pont de l'Arc-en-ciel nommé ainsi pour la multitude de couleurs qu'on y retrouve. De l'autre côté du pont, s'étendent des prairies et des collines où tous nos compagnons bien-aimés peuvent courir et s'ébattre ensemble. La nourriture et l'eau sont abondantes et le temps y est toujours beau, de sorte que nos compagnons y sont à l'aise, ne manquant jamais de rien et n'ayant ni froid, ni chaud. Les animaux qui étaient vieux et malades retrouvent leur vigueur et leur forme d'antan, comme dans nos souvenirs des jours heureux.

Tous les animaux y vivent contents, mais il leur manque tout de même quelque chose : une personne très chère que chacun d'eux a dû quitter. Alors, ils jouent et courent ensemble, jusqu'au jour où l'un d'entre eux s'arrête brusquement, le regard lointain. Ses yeux fixent intensément l'horizon. Son corps se met à trembler. Soudain, il s'éloigne du groupe en courant, volant presque au-dessus de l'herbe verte, ses jambes le portant de plus en plus vite. Il vous a vu(e) et quand vous vous rencontrez, vous vous étreignez, heureux, pour ne plus jamais vous quitter. Le visage humide de baisers sans cesse renouvelés, vos mains caressent de nouveau cette tête tant chérie, tandis que vos yeux plongent dans ce regard fidèle, perdu depuis si longtemps, mais toujours présent dans votre cour.

Alors, ensemble, vous traversez le pont de l'Arc-en-ciel.

Auteur inconnu